Le jardin des plantes médicinales

Le jardin des plantes médicinales

dit carré des simples) évoquant notamment les grandes figures qui ont guidés le choix des espèces de caractère médicinal, et aussi les plantes utiles cultivées à caractère artisanal ou domestique non alimentaires.

Il a été interprété pour montrer le développement des plantes utilisées au Moyen Age pour se soigner, se nourrir et utiles à la vie domestique.

Premier parterre consacré au capitulaire de Willis,

Le capitulaire de Willis (812) est un édit de Charlemagne diffusé par ses « missi dominici » dans toutes les stations de l’empire destiné à promouvoir auprès des populations, 94 végétaux, à caractères, alimentaire, fruitier, textile et tinctorial, utiles pour leurs jardins où elles furent plantées et reproduites. « Nous voulons que l’on ait dans les jardins toutes espèces d’herbes ». Dans ce capitulaire parmi les 94végéteaux, 73 plantes et herbes potagères, 16 arbres fruitiers, 3 plantes textiles et 2 plantes tinctoriales.

Deuxième parterre consacré à Hildegarde de Bingen

Elle a vécu au sein de l’Europe médiévale au début du développement des ordres monastiques (1098-1178)

Elle a créé plusieurs monastères, Sainte, nommée docteur de l’église par le pape Benoit XVI, reconnue comme Ste patronne de l’Allemagne. Outre les ouvrages religieux, elle a institué la notion des simples pour qualifier les plantes médicinales courantes et réalisé un recueil de toutes les plantes médicinales connues à l’époque avec leurs propriétés,  le « liber plantis » dont la justesse s’est vu confirmée par la pharmacologie actuelle. Ces plantes sauvages locales de la zone tempérée centre Europe dominent largement dans le jardin et proviennent toutes de la région de l’abbaye de Pontigny. Le mot simple « adjectif » devient un « substantif » qui s’applique aux plantes médicinales d’utilisation facile, à l’opposé de celles à préparation alambiquée (alambic) d’utilisation complexe réservée aux savants (les moines à l’époque d’Hildegarde).

Troisième parterre dit de la théorie des signatures de Paracelse

A l’époque de la Renaissance beaucoup d’esprits éclairés ont vu le jour. Paracelse (1493-1541) en est un, qui dit « préférer les sentiers et les routes aux universités où l’on apprend rien » il bouscule les traditions et prône l’autopsie, interdite par l’église, pour l’examen des organes à soigner, au lieu de la pratique des onguents superficiels.

Il promeut : la théorie des signatures. Dieu a créé les plantes montrant par des signes la nature de la maladie qu’elles peuvent soigner. Cette caractéristique était déjà connue depuis Aristote.

Quatrième parterre: les plantes utiles et industrielles

Exemples:

Teintures : la garance, le genêt teinturier, le millepertuis – Répulsif : la tanaisie contre les insectes
Lavage : saponaire solution moussante utilisée autrefois comme lessive.  Cardage de la laine : chardon à foulon ou cardère sylvestre
Panier de bois tressé : osier, viorne lantane (même propriété que l’osier)
Balais tissus : genêt pour faire des balais et dont les fibres des feuilles peuvent faire de robustes tissus.

En périphérie de ces quatre entités sont disposés 4 extensions des parcelles précitées dont les plantes s’apparentent au secteur auquel elles se rattachent. Par exemple, on trouvera les plantes médicinales de la campagne à côté de la parcelle de la Théorie des signatures et relevant du même principe.

Soit au total 150 plantes provenant de l’Europe centrale, zone où elles ont été découvertes, répertoriées et implantées dans les jardins abbatiaux de l’époque médiévale.

Les plantes médicinales du jardin des simples sont disposées dans des petites parcelles délimitées par des planches de bois, disposant chacune d’un m2 avec une étiquette.

Au centre du jardin des simples a été implanté un petit bassin avec jet d’eau, entouré d’une margelle. A signaler également en bordure du jardin, deux bancs de pierre avec buissons d’Acanthes molles encadrant l’entrée menant du jardin des simples au jardin des condiments et aromates.

Cette parcelle des simples est encadrée par des haies de Sauge officinale, de romarins, de houblons et de framboisiers.

Le jardin des simples est ouvert à l’Est par un porche tonnelle garni de rosiers grimpants permettant d’accéder à un emplacement enherbé, tourné vers l’abbaye de Pontigny que l’on voit très bien depuis le site de la Grange implantée sur un point haut d’où son nom « Beauvais », synonyme de Beauvoir, Bellevue.

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